Biens mal acquis : Libreville révise sa position, un avocat se retire sous les menaces

Source : Gabonreview · Dimitri Mimongo ·

Biens mal acquis : Libreville révise sa position, un avocat se retire sous les menaces

L'essentiel

  • Le Gabon a revu ses observations dans l’affaire des biens mal acquis pour éviter une escalade diplomatique avec Brazzaville, en supprimant des accusations directes contre des proches de Denis Sassou-Nguesso.
  • Les tensions entre les deux pays ont conduit à des rencontres secrètes entre présidents et à des pressions sur l’avocat gabonais, qui a dû quitter le dossier après des menaces non élucidées.
  • Le juge français décide seul des suites judiciaires, tandis que Libreville conserve son statut de partie civile mais affaiblit ses demandes initiales.

Le Gabon a revu ses observations dans l’affaire des biens mal acquis, instruite en France, en supprimant des passages accusateurs et en atténuant ses demandes initiales. Selon Africa Intelligence, Libreville a édulcoré un mémoire de 53 pages en une version de moins de dix pages, retirant notamment les références aux financements occultes liés à Elf et les demandes de renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris pour des proches de Denis Sassou-Nguesso, dont Antoinette Sassou-Nguesso et Omar-Denis Junior Bongo. Cette modification intervient après des tensions diplomatiques entre les deux pays, marquées par une rencontre nocturne entre les présidents congolais et gabonais à Paris et une visite d’émissaires gabonais à Brazzaville, où Ali Bongo aurait exprimé sa colère en présence d’Omar-Denis Junior Bongo.

L’avocat gabonais Vivien Patrice Makaga-Péa a également signalé des intimidations et des filatures, avant de déposer plainte contre X et de se retirer du dossier, remplacé par Raphaël Gauvain. Bien que Libreville maintienne son statut de partie civile et son intention de récupérer les avoirs détournés, l’allègement des observations pourrait apaiser les relations avec Brazzaville, sans garantir pour autant la résolution définitive du conflit. Le juge français, Serge Tournaire, reste seul compétent pour trancher les renvois demandés, tandis que les motivations exactes des menaces pesant sur l’équipe juridique gabonaise restent indéterminées.

Synthèse rédigée par KasoNews avec l'aide de l'IA, à partir de l'article de Gabonreview. Retrouvez tous les détails dans l'article original.

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