Controverse de la loi sur les partis politiques au Gabon : le Bloc des 5 conteste l’arrêt de la Cour constitutionnelle et appelle à une médiation de la CEEAC
Source : Gabonactu · Sydney IVEMBI ·

L'essentiel
- Le Bloc des 5 conteste l’arrêt de la Cour constitutionnelle gabonaise, jugée incompétente pour examiner un recours sur la loi modifiant les partis politiques.
- La décision est critiquée pour son incohérence avec une jurisprudence de 2021 et pour son impact potentiel sur le pluralisme démocratique.
- Le Bloc appelle à une médiation de la CEEAC et à l’intervention du président centrafricain Touadéra pour éviter une crise sociopolitique.
Le Bloc des 5, regroupement de cinq partis politiques gabonais, conteste l’arrêt rendu le 12 octobre par la Cour constitutionnelle, qui a jugé ne pas être compétente pour examiner un recours contre une modification de la loi sur les partis politiques. Selon Ariel Eloi Iwangou, initiateur du recours, cette décision aggrave les risques pour le pluralisme politique au Gabon, qualifiés d’‘existentiels’. Le Bloc dénonce une contradiction avec une jurisprudence antérieure de 2021, où la Cour avait annulé une délibération gouvernementale similaire.
La Cour a justifié son incompétence en invoquant les articles 114 et 115 de la Constitution, excluant le contrôle des actes du Conseil des ministres. Pourtant, la Haute Juridiction avait préalablement auditionné les parties concernées. Le Bloc des 5, composé de l’UDERE, du MPO, de l’UPR, de l’UFN et du PRD, exige une médiation de la CEEAC et sollicite l’intervention du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, facilitateur de la Transition. Il accuse aussi le silence de la Commission nationale de la démocratie (CNDPC) sur ces enjeux, tout en menaçant de maintenir une pression sur les autorités pour défendre les libertés démocratiques.
Synthèse rédigée par KasoNews avec l'aide de l'IA, à partir de l'article de Gabonactu. Retrouvez tous les détails dans l'article original.
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