MRC : le retrait de Djolako ouvre la voie à Tiriane Noah
Source : 237online · Christiane Tamoura Engo ·

Le suspense n’aura pas duré longtemps. Brice Ronnic Djolako, candidat à la présidence du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, jette l’éponge et rallie Tiriane Balbine Noah, présidente par intérim depuis le départ de Maurice Kamto. À un peu moins d’un mois de la convention élective du 17 octobre à Yaoundé, la trajectoire de la… L’article MRC : le retrait de Djolako ouvre la voie à Tiriane Noah est apparu en premier sur 237online.com.
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CamerounSécurisation des aéroports : le PM prescrit des actions concertées
Une heure vingt-cinq de Conseil de Cabinet pour parler de clôtures, de titres fonciers et de nuisances sonores. Le Premier ministre Joseph Dion Ngute a présidé ce mercredi 23 septembre 2026 une session consacrée entièrement à la sécurisation des aéroports camerounais. Deux exposés à l’ordre du jour, ceux des ministres des Transports et des Domaines,… L’article Sécurisation des aéroports : le PM prescrit des actions concertées est apparu en premier sur 237online.com.
CamerounCameroun/ Législatives et municipales 2027 : l’OMP lance le référendum pour ou contre le Rdpc
© (DR) Alors que les partis politiques autant sérieux que des accompagnateurs préparent les prochaines échéances électorales en vue de remporter des sièges dans des assemblées, l’Organisation des mouvements patriotique signe pour la descente aux enfers du parti au pouvoir. L’OMP entend matérialiser la rupture inscrite dans son projet de société. Les prochaines consultations électorales au Cameroun "ne seront pas de simples élections locales. ''Ce sera un référendum pour ou contre le RDPC." Déclare Léon Theiller Onana, président de l’Organisation du mouvement patriotique. À quatre mois des législatives et municipales de début 2027, l'OMP change la donne. Pour le parti, le double scrutin de début 2027 sera un jugement sur le bilan des élus et surtout des chefs des exécutifs communaux appartenant au régime. Chaque député et chaque maire sortant, souvent aux mêmes postes depuis des années, devra rendre des comptes. Et c'est sur ce bilan que les Camerounais devront voter. Députés et maires devront ainsi ‘’répondre de leurs résultats.’’ Le constat qui justifie cet appel est simple. Partout dans le pays, des récriminations se font entendre. Des populations indécises ou déçues expriment leur désir de connaitre le changement. Les motifs sont les mêmes : promesses non tenues, manque d’eau potable, mauvais état des routes, manque d’électricité, chômage des jeunes, favoritisme, corruption et autres scandales financiers, détournements, système de santé inefficace, crises sécuritaires multiples, insécurité urbaine… "Aux électeurs désormais de regarder les bilans, de comparer les alternatives et de faire entendre clairement leur choix dans les urnes". Insiste le président de l’OMP, transfuge du Rdpc. Pour le parti de Léon Theiller Onana, il ne s'agit plus de voter pour un parti, mais de sanctionner ou non 43 ans de gestion du Rdpc commune par commune, circonscription par circonscription. Le but ultime étant de mettre en œuvre l’alternative pour améliorer la situation économique et sociale du Cameroun avec 3600 projets communaux, la refondation de l'école ou encore l’Aide médicale souveraine. Mais juger ne suffit pas, il faut comparer. Et c'est là que l'OMP propose son projet. "J'invite les Camerounais à interroger, comparer et examiner sérieusement les projets politiques proposés. Celui de l'OMP est public et accessible à tous’’, lance le président du parti. Rupture au plan économique Ce projet propose entre autres une rupture économique maîtrisée. A cet effet, le parti dresse un diagnostic implacable qui explique selon lui la colère sur le terrain : crise économique marquée par la dépendance aux exportations de matières premières ; faiblesse de transformation locale ; prédominance du secteur informel ; déséquilibres territoriaux ; une croissance peu inclusive. Un pays qui vend brut son coton, son cacao, son bois, et rachète cher ce qu'il aurait pu transformer. Un pays où Yaoundé et Douala écrasent tout. En réponse, l’OMP présente une rupture fondée sur la souveraineté productive, la justice territoriale et la dignité sociale. Plus concrètement le parti prépare 10 projets de transformation locale par commune. Plus de modèle unique dicté depuis Yaoundé. On produit où on cultive. 10 Missions législatives obligatoires pour chaque département : chaque futur député OMP aura un contrat : industrialisation, souveraineté alimentaire, emploi jeune. Fini les mandats sans bilan. Décoloniser le système éducatif "Système éducatif largement hérité de modèles exogènes conçu pour administrer." L'OMP estime que l'école actuelle forme des chômeurs diplômés à l'heure de l'explosion démographique, du chômage massif des jeunes, de la transition technologique et de l'urgence climatique. Le parti propose une refondation complète de la maternelle à l'université, déconnectée de la "soumission impérialiste", pour former des producteurs, des inventeurs, des agriculteurs modernes, pas seulement des bureaucrates. La santé comme premier pilier de la dignité : l'AMS C'est l’une des réformes les plus ambitieuses qu’annonce le parti. "L'OMP considère la santé comme premier pilier de la dignité humaine, de la cohésion nationale et du développement économique." D’après la formation politique, Aujourd’hui on paie avant d'être soigné, les médecins s'exilent, on importe tout, même le paracétamol. Elle propose l'Aide médicale souveraine (AMS), un système obligatoire, universel, solidaire, décentralisé et numérisé, un système pensé pour les réalités du Cameroun en 2026 et au-delà, qui met fin au paiement direct qui tue les pauvres. En repositionnant les municipales et législatives comme un référendum, l'OMP force chaque électeur à se poser de bonnes questions avant de voter. Cet article Cameroun/ Législatives et municipales 2027 : l’OMP lance le référendum pour ou contre le Rdpc est apparu en premier sur Journalducameroun.com.
CamerounLettre choc de Bibou Nissack à Cabral Libii depuis Kondengui : « Tu mens, Cabral ! »
© DR 20 pages, un ton glacial, des souvenirs intimes balancés sur la place publique. Depuis sa cellule de la Prison Centrale de Yaoundé, le porte-parole de Maurice Kamto, Olivier Bibou Nissack, répond à Cabral Libii après ses déclarations sur les procès-verbaux de 2018 sur la chaîne JAD. Et il ne retient rien : ébriété supposée, dettes morales, harcèlement sexuel, mariage, transfusion sanguine. Décryptage d'un pamphlet qui enterre 15 ans d'amitié. Sept points chocs transpirent le ressenti d’Olivier Bibou Nissack dans la lettre qu’il adresse à son ancien ami Cabral Libii. Le premier concerne l'affaire des procès-verbaux de l’élection présidentielle de 2018. A ce sujet, tout part d'une vidéo diffusée par le média JAD, dont Bibou Nissack dit avoir reçu la retranscription via un lien Facebook. Cabral Libii y affirme avoir remis les PV de la présidentielle 2018 à Bibou Nissack. Réponse cinglante du prisonnier : "Je suis entré bras ballants et suis ressorti bras ballants de ton siège.… C'est un mensonge indigne d'une personnalité de ta trempe." Bibou Nissack affirme qu'il n'y a eu qu'une seule et unique rencontre, au lendemain du scrutin, au siège des 11 millions de citoyens à Nkolndongo, en soirée. Conduit par un homme de confiance resté au pied de l'immeuble, il est ensuite allé directement chez Maurice Kamto faire le compte-rendu. Le deuxième point choc a trait à la remise en question de la lucidité de Cabral Libii avant de se prononcer. L'attaque la plus violente est sur la forme. Bibou Nissack convoque la sémiotique pour analyser la posture de Cabral dans la vidéo : "Ta voix semble être un râle ininterrompu alors que tu es proprement avachi sur le siège... air hagard... hypothèse la plus probable expliquant ton état : l'ébriété !… ta posture a certainement été précédée d'un moment goulument arrosé." Et il sort l'arme fatale, rappelant la phrase de Cabral à Njoya Moussa en 2018 : "Quelle ironie du sort quand on se souvient comment tu invitas jadis Njoya Moussa à 'manger avant de boire. Dis-moi donc Cabral, avais-tu parlé avant de boire, ou avais-tu bu avant de parler ainsi de moi en mentant ?" Demande-t-il. Le troisième point choc est relatif à la révélation sur l'alliance secrète Kamto-Libii de 2018. C'est la partie politique la plus importante de la correspondance. Bibou Nissack révèle qu'il avait donné une consigne sacrée à toute son équipe de communication de 2018 : Roland Dieuwou, Wilfried Ekanga, Lebon Datchoua, Modeste Ngono, Michèle Ndoki, Tiriane Noah, Alain Fogue, etc. : Ne jamais attaquer Cabral Libii. Pour la raison qu’il était convaincu que "l'alliance Kamto-Libii serait envers et contre tout, la clé autour de laquelle se dénouerait ultimement l'élection présidentielle de 2018". Cette consigne, selon le prisonnier, a été validée par Maurice Kamto lui-même. Et lorsque le scrutin s’achève et que Cabral Libii annonce que c’est un candidat de l’opposition qui a gagné, Bibou Nissack déclare avoir demandé l’autorisation à Kamto d’aller négocier. Celui-ci accepte malgré lui. L’objectif étant de "jeter les jalons d'une alliance pour la sauvegarde d'une victoire volée". Le quatrième point chaud de la lettre soulève le dossier du harcèlement sexuel de Péguy, la femme de Cabral. Pour prouver qu'il est bien un "ami et frère" et non un simple connaissance, Bibou Nissack déballe une affaire ultra-sensible restée secrète : durant sa formation à l'ENS Yaoundé, Péguy, alors petite amie de Cabral et aujourd'hui son épouse, aurait été victime de harcèlement sexuel par un professeur d'université, gendre d'une très haute personnalité de la République. Bibou Nissack affirme s'être engagé à ses risques et périls aux côtés de Cabral, Richard Makon, Bertrand Valère Bessala et Roger Kiyek de Kiki pour dénoncer l'affaire sur Sky One Radio. La conséquence en est que le professeur les a attaqués en justice. Bibou Nissack dit avoir payé de sa poche les frais de photocopie des pièces du procès pour aider Kiyek, et avoir assisté côte à côte avec Cabral et Péguy à l'audience. L'affaire s'est terminée par la fuite du professeur en Belgique et sa radiation par un conseil de discipline présidé par le ministre Fame Ndongo, après diffusion d'audios accablants. Le cinquième point choc tente de révéler les secrets du mariage religieux de Cabral et Péguy dans la chapelle derrière le lycée d'Anguissa. Dans cette partie, l’auteur démontre encore qu’il était l’ami de Cabral Libii au moment où il se mariait. "Qui se trouvait dans la voiture depuis laquelle le futur marié que tu étais attendait de pouvoir franchir le seuil de ce temple chrétien si ce n'est moi ? Qui te remontait le moral dans cette voiture ?" Il dit avoir dû "remonter le moral" de Cabral pour des raisons qu'il tait par pudeur, et avoir même dû intervenir pour remettre de l'ordre dans la séance photo au Bois Sainte Anastasie qui "s'annonçait chaotique". Il était présent avec Mathias Eric (devenu Vice-Recteur), Hélène-Laure, Stéphane Matip. Le sixième point choc aborde la transfusion sanguine par laquelle l’auteur déclare avoir sauvé son frère. Ce qui peut se comprendre comme une dette morale. D’après lui, Cabral l'a appelé un jour en urgence, son frère ayant besoin de sang. Bibou Nissack dit s’être précipité à l'Hôpital Central de Yaoundé avec Tayou Kamgué pour donner son sang et éviter "de justesse" une tragédie. "Es-tu d'accord avec moi que ces faits sont des dettes morales impératives dont tu es l'imprescriptible débiteur à mon égard ?" demande le porte-parole de Maurice Kamto en prison. Le septième point choc est une pique de Bibou sur Jeanne, sa propre femme. En miroir du harcèlement de Péguy, il révèle que sa propre femme Jeanne, alors fiancée, a dû changer de filière en Faculté des Arts, Lettres et Sciences Humaine à l’université de Yaoundé 1 après avoir résisté à un harcèlement sexuel, "par fidélité amoureuse à son petit-ami que j'étais". Une confidence pour expliquer sa solidarité particulière dans l'affaire Péguy. La lettre, signée se termine sur une rupture consommée : "Si j'ai procédé en ravivant ces souvenirs, c'est pour démontrer que l’ami et frère n'est pas une formule triviale. ‘’Ou devrais-je dire, vu ton inconduite à mon encontre, 'nous unissaient' !" Il reste une question : Cabral Libii va-t-il répondre à ce pamphlet qui mêle politique et intimité, et qui pourrait rouvrir les blessures de la présidentielle 2018 ? Cet article Lettre choc de Bibou Nissack à Cabral Libii depuis Kondengui : « Tu mens, Cabral ! » est apparu en premier sur Journalducameroun.com.
CamerounCameroun : le RDPC perd 749 militants à Touboro, signe d’un possible basculement ?
© DR Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais, parti au pouvoir vacille dans le Mayo-Rey, région du Nord, au profit de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès à l’approche des élections. Au total, 749 militants d’une seule zone géographique claquent la porte d’un parti politique. Pour le Rdpc, ce n'est pas un simple transfuge, c'est un séisme. Et le symptôme d'une fragilisation profonde dans le Mayo-Rey, le plus vaste département du Cameroun. Samedi 19 septembre 2026, ces ex-militants Rdpc de Mayo-Laddé, un village de 6 000 âmes présenté comme bastion imprenable du parti du Flambeau ardent, ont fait allégeance à l'Undp de Bello Bouba Maigari. Or, Mayo-Laddé n'est pas un cas isolé. A Tokombere dans l’Extrême-Nord, localité ayant été sous influence politique de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Cavaye Yeguie Djibril de regrettée mémoire, le même écho résonne. Près de 200 autres militants auraient quitté le parti au pouvoir, indiquent des sources. C'est la confirmation d'une tendance lourde alimentée par des raisons multiples que des démissionnaires expriment à peine. Le vote Tchiroma a fissuré la maison Rdpc Lors de la présidentielle du 12 octobre 2025, le village Mayo-Laddé a voté à plus de 90% pour Issa Tchiroma Bakary, l'ex-ministre de la Communication, de l’Emploi et de la formation professionnelle devenu challenger du régime, arrivé deuxième avec 33% au niveau national. Loin de tirer les leçons, le Rdpc local aurait répondu par des menaces, selon le maire Undp de Touboro Célestin Yandal. A l’inverse, la base militante s’est radicalisée, optant pour le soutien à un autre fils de la région du Nord, Bello Bouba Maigari, dont les performances à la présidentielle de 2025 ont fini par faire croire qu’il a perdu toute sa popularité dans la région. Pourtant, les populations couvent de multiples insatisfactions à l’encontre du régime gouvernant. Tel que les démissionnaires du Rdpc font savoir : "Promesses non réalisées, manque de points d'eau, détournement massif de plaques solaires, de centres de santé, répressions, insécurité". Le message est clair : le militantisme de fidélité ne suffit plus quand les besoins de base ne sont pas assurés. Cependant, tout n’est pas pris. bien que le verrou porte des issures dans le Mayo, le département reste dominé par le Rdpc qui tient trois communes sur quatre, Rey-Bouba, Tchollire et madingrin, au détriment de l’Undp qui influence Toubouro. Mais l'Undp ne cache plus son ambition "Les gens sont fatigués du Rdpc.", annonce Célestin Yandal qui promet de remporter les trois sièges du département aux prochaines législatives. Et le parti a des arguments. D’après lui, le basculement du Mayo-Laddé est le signe que d’autres villages peuvent suivre la voie et tourner le dos au parti au pouvoir. Ce ralliement illustre trois risques majeurs pour le Rdpc à l'approche du double scrutin de début 2027 : d’abord l'effet Tchiroma durable. le vote de 2025 n'était pas un vote protestataire ponctuel. Il s'installe et se transforme en enracinement local au profit de l'Undp, allié naturel de Tchiroma dans le Nord en 2025. Ensuite la crise de la redistribution. Eau, électricité solaire, centres de santé détournés, insecuritee, incitent les populations à claquer la porte. Le discours du Rdpc sur le développement ne passe plus dans les villages où les populations constatent le délabrement. Enfin, l'usure du système de contrôle. Menacer au lieu de convaincre ne fonctionne plus. La base, surtout jeune, assume désormais de rompre publiquement. Si le Rdpc ne revoit pas sa méthode dans le Mayo-Rey - et plus largement dans tout le Grand Nord qui a voté massivement contre lui en 2025 - les municipales et législatives de 2027 pourraient bien transformer un signal d'alarme en déroute électorale. Cet article Cameroun : le RDPC perd 749 militants à Touboro, signe d’un possible basculement ? est apparu en premier sur Journalducameroun.com.
CamerounCameroun : Cabral Libii demande de nommer le vice-président, Maurice Kamto crie au coup d’État constitutionnel
© DR La guerre de la vice-présidence est déclarée dans l'opposition. En trois jours, deux visions du Cameroun s’opposent sur Facebook, à coup de posts interposés. Aux Commandes, Maurice Kamto et Cabral Libii. Faut-il nommer un vice-président au Cameroun ? Cabral Libii dit oui, Maurice Kamto dit non. Entre les deux, des positions reposent sur des arguments. D'un côté, Cabral Libii joue les conseillers du Palais. Dans une lettre ouverte au président Paul Biya, le leader du PCRN enjoint : "Monsieur le président, nommez votre vice-président !" Pour lui, ce n'est pas un poste de plus, c'est une question de survie du régime. Il faut "sécuriser le magistère" et "atténuer les luttes de succession qui paralysent l'action collective". En clair, nommer un dauphin loyal pour éviter le chaos. De l'autre côté, Maurice Kamto sort l'artillerie lourde. Dans sa Pensée n°126-2026, le leader du MRC démonte le poste pièce par pièce. Pour lui, la vice-présidence est une "véritable supercherie imposée à la hussarde", un "fantôme introduit par effraction" dans la Constitution par "violation flagrante et outrageante de l'article 64". Sa consigne : ne plus en parler pour que cette réforme "meure de sa belle mort, par désuétude". Et 35 minutes après la publication de la pensée de Kamto, Cabral Libii dégaine un second post : _"C'est vraiment préoccupant de découvrir à quel point certains acteurs politiques malgré leur âge biologique et leur long séjour dans le champ politique, continuent à enchaîner des erreurs et des postures de stagiaires." Le commentaire qui affole les compteurs résume tout. "Vous parlez de Paul BIYA à qui vous demandez de nommer un vice-président ?" poste Joseph Emmanuel Ateba, ancien secrétaire à la communication du MRC. A l’analyse, Cabral Libii veut sécuriser le système. Kamto veut l'enterrer. L'un voit dans le vice-président un pompier pour éteindre la guerre de succession au RDPC. L'autre y voit un incendie constitutionnel, un changement anticonstitutionnel de gouvernement fabriqué par un "Parlement réuni à la hâte en un Congrès d'enregistrement". Deux stratégies, deux calculs pour 2027. Cet article Cameroun : Cabral Libii demande de nommer le vice-président, Maurice Kamto crie au coup d’État constitutionnel est apparu en premier sur Journalducameroun.com.
CamerounCameroun : la paix à l’épreuve, quand tous les fronts s’embrasent en même temps
© DR Attaques terroristes, criminalités en zones urbaines, cybercriminalité, tribalisme et autres menacent fragilisent la paix jadis vantée au Cameroun. Malgré la riposte organisée sur tous les fronts, le danger persiste. Le Cameroun traverse en ce mois de septembre 2026 l'une de ses périodes les plus sombres sur le plan sécuritaire. De l'Extrême-Nord aux régions anglophones, en passant par l'Ouest et les grandes métropoles, le pays fait face à une fragmentation de la menace. A la guerre asymétrique s'ajoute désormais une insécurité urbaine, une cybercriminalité galopante, ainsi qu’une tendance au repli identitaire. Extrême-Nord : le retour en force de Boko Haram Le village de Madegoua, à 9 km de Makary dans le Logone-et-Chari, s'est réveillé dans l'horreur le 17 septembre 2026. Vers 2 heures du matin, des assaillants présentés comme des éléments de l’Etat Islamique en Afrique de l’Ouest –Iswap-, ont fait irruption alors que les habitants dormaient. Bilan : 13 personnes tuées sur place, 2 décédées à l'hôpital de Makary, plusieurs enlevées et des blessés évacués. Le maire de Makary, Abakar Abba, parle d'une première pour ce village : "La population est plongée dans la peur et la désolation". Selon des sources municipales, il pourrait s'agir de représailles après la saisie il y a quelques mois d'un important stock de munitions destiné aux djihadistes. Cette attaque d’envergure attribuée à l’Iswap marque le prolongement de la crise sécuritaire qui dure plus d’une décennie déjà et indique l’intervention d’un groupe armé autre que Boko Haram. Face à la menace, des habitants de certaines localités quittent leurs villages. Nord-Ouest et Sud-Ouest : la rentrée scolaire sous tensions La crise anglophone, qui a déjà fait plus de 6000 morts depuis 2016 selon l'ONU, connaît une rentrée 2026-2027 sanglante. A Bamenda le 14 septembre 2026, trois personnes ont été tuées et plusieurs blessées lors d'une fusillade dans un établissement de loisirs, le snack-bar Asanji Plaza au carrefour Mile 4 Nkwen. Des assaillants armés à moto ont ouvert le feu sur les clients. L'attaque survient en pleine deuxième semaine consécutive de "lockdown" - ville morte - imposée de force par des factions séparatistes pour paralyser la rentrée scolaire. A Wum, le 8 septembre, un commissaire de police a été tué et cinq enseignants kidnappés à l’ENIEG de Wum dans la région du Nord-Ouest. Les cinq enseignants ont été libérés 48h plus tard. La contagion à l’Ouest La violence anglophone déborde. Le week-end du 13-14 septembre, à Ngwenfon à Bangourain dans le Noun, région de l'Ouest, sept membres d'une même famille ont été kidnappés par des personnes reconnues comme des assaillants ambazoniens. C'est une première extension notable qui fait craindre un élargissement géographique du conflit qui oppose les forces de défense et de sécurité aux combattants séparatistes. Yaoundé, Douala et autres villes : l'insécurité du quotidien Dans des villes, ce n'est plus seulement le grand banditisme. Début septembre, les autorités ont annoncé avoir secouru à Yaoundé un groupe de près de 20 enfants, dont le plus jeune avait 18 mois. Ils auraient été retenus captifs dans une résidence suite à un signalement anonyme. Trois personnes ont été arrêtées. A Douala et dans d’autres villes, les agressions à domicile avec armes, les enlèvements de bébés deviennent récurrents. Aussi, la montée du phénomène de féminicides et d’abus sur les enfants s’ajoute aux cas habituels d’insécurité. Symbole de la tension : le 16 septembre, un officier du BIR de 29 ans, Ntsama Biting Benoît, a été arrêté à l'intérieur même du Palais de l'Unité à Yaoundé après avoir déclaré être venu "prendre le pouvoir", avec du cannabis sur lui. Les enquêteurs privilégient la thèse d'un acte isolé lié à une détresse psychologique. Le front invisible : la cybercriminalité C'est le nouveau champ de bataille. Dans son African Cyberthreat Assessment Report 2026 publié en août, Interpol cite le Cameroun parmi les pays vulnérables aux fraudes liées aux applications de crédit mobile, au phishing, aux arnaques sentimentales et aux fraudes BEC (Business Email Compromise). Les modes opératoires se multiplient : piratage de comptes WhatsApp de commerçantes à Douala pour extorquer plus de 5 millions FCFA à leurs clients, vol de téléphones suivi de vidage de comptes Mobile Money en devinant les codes via les dates de naissance, faux opérateurs télécoms non agréés que le régulateur (TRB) tente de lister dans son annuaire 2026 dont la collecte s'achève le 30 septembre. En mars, la plateforme camerounaise Loozap a vu 34 000 comptes utilisateurs divulgués avec mots de passe et données personnelles. Une paix en miettes ? Ce qui frappe, ce n'est plus une crise, mais quatre crises simultanées : une menace terroriste persistante à l'Extrême-Nord qui profite de la précarité agro-pastorale. Une guerre civile larvée au Nord-Ouest/Sud-Ouest qui sacrifie l'école avec plus de 223 000 enfants hors école et qui s'exporte à l'Ouest. Une criminalité urbaine qui touche les plus vulnérables. Une cyber-insécurité qui sape la confiance dans l'économie numérique. Le dénominateur commun est l'impunité et la précarité. Tant que la réponse restera uniquement sécuritaire, sans réforme politique du code électoral, sans dialogue inclusif dans les régions anglophones et sans éducation numérique, le Cameroun risque de vivre avec une paix à géométrie variable. A l’occasion de la journée internationale de la paix célébrée ce 21 septembre sous le thème ‘’Investir dans la paix : pour tous, partout, chaque jour’’, le défi n'est plus de gagner une guerre. Mais celui d'éviter que le pays ne s'habitue à vivre avec au moins quatre guerres à la fois. Cet article Cameroun : la paix à l’épreuve, quand tous les fronts s’embrasent en même temps est apparu en premier sur Journalducameroun.com.
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